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 ça s' est opassé un 21 janvier

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ginette
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ginette

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Humeur : une autre rouspéteuse-taquineuse
Date d'inscription : 11/07/2008

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MessageSujet: ça s' est opassé un 21 janvier   ça s' est opassé un 21 janvier Icon_minitimeMer 21 Jan - 7:11

Citation :
1961 - le 21 janvier
JFK président !

Après avoir prêté serment à la Constitution, John Fitzgerald Kennedy devient le 35e président des Etats-Unis d'Amérique. Lorsqu'il est élu, il a 43 ans et est de ce fait le plus jeune président élu des Etats-Unis. Il est également le premier de religion catholique.

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« La tolérance est une vertu qui rend la paix possible. »
Kofi Annan
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Lysiane
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Humeur : J'essai d'être toujours a même !!
Date d'inscription : 10/08/2008

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MessageSujet: Re: ça s' est opassé un 21 janvier   ça s' est opassé un 21 janvier Icon_minitimeMer 21 Jan - 8:09

Le 21 janvier 1793
Exécution de Louis XVI

Louis XVI (38 ans) est exécuté le 21 janvier 1793 sur la place de la Révolution (précédemment place Louis XV, aujourd'hui place de la Concorde).

Le roi déchu meurt en homme digne et courageux.

Les mains liées dans le dos, il s'avance vers le bord de l'échafaud et lance à la foule : «Français, je meurs innocent ; je pardonne à mes ennemis ; je désire que ma mort soit...» Un roulement de tambour couvre ses dernières paroles.

Sitôt Louis XVI décapité, le bourreau montre sa tête à la foule et celle-ci répond par un cri : «Vive la nation ! Vive la république !»

La sanction d'une trop grande faiblesseLe courage ultime du roi efface quelque peu le souvenir des faiblesses, des bontés, des erreurs et des faux-semblants qui ont jalonné son règne et celui de son prédécesseur, entraînant l'Ancien Régime à sa perte.

Du rappel des Parlements à la déclaration de guerre à l'Autriche, en passant par le renvoi de Turgot et le sabotage de la tentative de monarchie constitutionnelle sous la Législative, nombreux sont les actes du feu roi qui attestent de l'inconvénient qu'il peut y avoir à porter un soliveau sur le trône. Portons toutefois à son crédit une grande humanité... Rappelons son refus de permettre à la «garde suisse» de tirer sur les émeutiers lors des journées révolutionnaires du 5 octobre 1789, à Versailles, et du 10 août 1792, aux Tuileries.

Louis XVI est renversé par les révolutionnaires parisiens le 10 août 1792. Cette journée révolutionnaire marque un tournant dans la Révolution, jusque là modérée et libérale. Elle préfigure la terrible dictature de la gauche jacobine et montagnarde.

Trois jours plus tard, le roi déchu est emprisonné au Temple avec sa famille : son épouse la reine Marie-Antoinette d'Autriche, sa soeur Madame Elisabeth, son fils le Dauphin et sa fille Madame Royale.

Le 20 novembre 1792, la découverte opportune d'une «armoire de fer» (un coffre-fort) dans les appartements royaux des Tuileries met à jour la correspondance secrète entre Louis XVI et le défunt Mirabeau. Elle confirme que le roi déchu complotait avec le duc de Brunswick contre le gouvernement de la Législative. Cette révélation va peser lourd dans le procès à venir...

Criminel envers l'humanité !Le 3 décembre 1792, devant la Convention, Maximilien de Robespierre donne le ton du futur procès de Louis XVI dans l'un de ses plus célèbres discours où pour la première fois figure une expression appelée à faire florès : «criminel envers l'humanité».

Au nom des Montagnards, résolus à poursuivre la Révolution, Robespierre fait valoir la nécessité de condamner le roi pour légitimer la Révolution :

«Il n'y a point ici de procès à faire... Vous n'avez point une sentence à rendre pour ou contre un homme, mais une mesure de salut public à prendre...
Proposer de faire le procès de Louis XVI, de quelque manière que ce puisse être, c'est rétrograder vers le despotisme royal et constitutionnel ; c'est une idée contre-révolutionnaire, car c'est mettre la Révolution elle-même en litige.
Si Louis est innocent, tous les défenseurs de la liberté deviennent des calomniateurs, les rebelles étaient les amis de la vérité et les défenseurs de l'innocence opprimée...
Pour moi, j'abhorre la peine de mort prodiguée par vos lois ; et je n'ai pour Louis ni amour, ni haine; je ne hais que ses forfaits... Je prononce à regret cette fatale vérité... mais Louis doit mourir parce qu'il faut que la patrie vive... Je demande que la Convention nationale le déclare dès ce moment traître à la nation française, criminel envers l'humanité...»

À l'opposé de Robespierre, les députés girondins (ou brissotins) craignent des désordres et de nouvelles dissensions si le roi est exécuté. Ils voudraient en finir avec la Révolution maintenant que la démocratie est installée et l'ennemi repoussé mais ils ne peuvent éviter l'ouverture du procès de Louis XVI.

Ouverture d'un procès peu ordinaireLouis Capet, anciennement Louis XVI, comparaît devant la Convention le 11 décembre 1792. L'assemblée législative s'est pour l'occasion constituée en tribunal. Elle siège dans la salle du Manège, aux Tuileries.

L'ancien monarque est accusé de haute trahison pour avoir joué double jeu face aux assemblées nées de la Révolution, avoir tenté de s'enfuir à l'étranger en juin 1791 et avoir comploté avec l'étranger. Quand s'ouvre son procès, Louis XVI ne se fait plus guère d'illusions malgré le dévouement de ses défenseurs, Malesherbes, Tronchet et Desèze (ou de Sèze).

Le procès va durer jusqu'aux votes du 15 au 19 janvier 1793.

Le 15 janvier, 707 députés sur 718 présents jugent le roi coupable de conspiration contre la sûreté de l'État. A 423 voix contre 281, ils rejettent ensuite l'idée des députés modérés de la Gironde de faire ratifier le jugement par le peuple.

Enfin, par un vote nominal qui dure 36 heures, ils se prononcent sur la peine à appliquer au coupable. Chacun est appelé à justifier son vote à la tribune. La majorité requise étant de 361 voix, 387 députés demandent la peine de mort... mais 26 avec une possibilité de sursis. Il s'en faut d'une voix que Louis XVI échappe à la guillotine.

Parmi les Montagnards qui votent la mort, figure Philippe-Égalité, ci-devant duc d'Orléans et cousin du prévenu. C'est à son cousin que Louis XVI doit donc de ne pas bénéficier du sursis... Philippe d'Orléans sera lui-même guillotiné avec les Montagnards mais son fils règnera plus tard sous le nom de Louis-Philippe 1er.

Fabienne ManièreTrahir ne vaut rien
Parmi les conventionnels qui votèrent la mort du roi figure Louis Le Peletier de Saint-Fargeau (33 ans). Ce jeune aristocrate était sous l'Ancien Régime président à mortier au Parlement de Paris.

Député de la noblesse de l'Yonne aux états généraux, il se rallie brusquement en juillet 1789 au camp de la Révolution et va dès lors défendre les idées extrêmes avec autant de fougue qu'il en mettait quelques années plus tôt à défendre les intérêts des privilégiés.

Il est poignardé le 20 janvier 1793, à la veille de l'exécution de Louis XVI, par un ancien garde du corps du roi dénommé Philippe Pâris, dans un restaurant du Jardin-égalité (actuel Palais Royal). L'assassin voulait venger la condamnation du roi.

La Convention le déclare aussitôt «martyr de la Révolution» et le peintre David lui aménage des funérailles grandioses. Sa dépouille, nue, entourée de fleurs, est ainsi transportée en grande pompe au Panthéon.
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